Introduction

Les cancers de l’ovaire sont un regroupement de tumeurs plus ou moins graves nées de  l’ovaire. Le plus fréquent est le cancer épithélial de l’ovaire dont l’incidence est de moins de 5000 nouveaux cas par an. Il se situe au 5ième rang des cancers de la femme (sein, colon, poumons, corps de l’utérus). L’incidence augmente avec l’âge. L’âge médian de découverte est de 65 ans. Seulement 7% des patientes sont non ménopausées. Parmi les autres tumeurs malignes de l’ovaire, il y a les tumeurs germinales et les tumeurs borderlines. Ces tumeurs ont une prise en charge très particulières et ne seront pas aborder ici.

L’absence de symptomatologie spécifique fait que 60-75% des tumeurs sont diagnostiquées à un stade évolué (III ou IV). Ce diagnostic tardif explique la sévérité de son pronostic. Les signes cliniques sont des douleurs pelviennes, parfois des troubles du transit, des saignements vaginaux. Principalement c’est la présence d’un « gros ventre » qui alerte la patiente (présence d’ascite, liquide dans la cavité abdominale). L’examen clinique recherche des éléments directs (touchers pelviens, météorisme tympanique…) et indirects (ganglions, liquide pleural…) en faveur du diagnostic. Le bilan biologique comporte principalement la recherche d’un marqueur assez spécifique du cancer de l’ovaire, le Ca125. Le bilan radiologique commence par une échographie abdominale et intra vaginale. Une IRM pelvienne peut améliorer l’expertise pelvienne. Un scanner thoraco-abdomino-pelvien recherche une dissémination extra pelvienne. Une cœlioscopie première peut s’imposer et permettra d’établir le diagnostic et de vérifier le degré d’envahissement péritonéal.
L’ensemble de ces examens permettra d’établir le stade de la patiente.

En fonction du stade, des antécédents et de l’âge, un plan personnalisé de traitement sera proposé.

La classification des stades des cancers de l’ovaire est la classification de FIGO.

I    Tumeur limitée aux ovaires
IA    1 seul ovaire, capsule intacte
IB    2 ovaires, capsule intacte
IC    Rupture capsulaire, tumeur à la surface de l’ovaire ou dans l’ascite
II     Tumeur ovarienne étendue au pelvis
IIA    Extension à l’utérus et/ou trompes
IIB    Extension organes pelviens
IIC    Extension avec ascite +
III  Métastases péritonéales extra pelviennes et/ou adénopathies
IIIA    Métastases péritonéales microscopiques
IIIB    Métastases macro < 2 cm
IIIC    Métastases macro > 2 cm et/ou adénopathies
IV      Métastases à distance

Cette classification est importante car elle permet de proposer un traitement adapté à chaque patiente.
L’âge (ménopause), les antécédents influencent aussi la prise en charge thérapeutique.